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Le retour de Pierpoljak


le Vendredi 27 Mars 2015 à 18:00 | Lu 1404 fois


Combien d'artistes peuvent se targuer d'avoir écrit une chanson qui a bercé une génération ? Pas tant que ça. Mais Pierpoljak oui. Beaucoup d'entre nous ont fredonné au moins une fois "J'sais pas jouer". Quand on y pense, ce n'est pas un mince exploit. Cette icône du reggae hexagonal revient avec un tout nouvel opus : "Général Indigo". Avec toujours autant d'engagement à la clé.


Pierpoljak ©Koria
Pierpoljak ©Koria

Plongée dans le passé

Ecouter le dernier opus de Pierpoljak, "Général Indigo", c'est forcément replonger en arrière. Réentendre cette voix étrange, c'est repenser à toutes ces soirées de jeunesse qui se balançaient au son de "J'sais pas jouer". Du coup, ce disque prend un arrière-goût de madeleine de Proust. Toute cette époque ne s'est pas totalement évanouie. Le retour de Pierpoljak fait du bien. On reconnaît le grand frère un peu déjanté de notre adolescence. D'autant qu'il a décidé de renouer avec le reggae.
On est d'autant plus content que l'artiste revient de loin. Cela faisait cinq ans qu'il n'avait pas sorti de disque. Depuis l'échec de "Légendaire sérénade", en fait. Un album qu'il aimait bien pourtant. Et puis, il y avait eu les affres de la presse avec des accusations de violence. Il y avait eu la boisson. Des épreuves qui auraient pu en abattre beaucoup.

dll_pierpoljak_3.mp3 DLL-PIERPOLJAK_3.mp3  (27.31 Mo)



Toujours révolté

Pourtant, Pierpoljak a su se relever. Il n'a pas non plus changé d'un iota dans ses convictions et ses combats. Il est encore en colère contre une société qu'il trouve destructrice : violences policières, pères isolés, sans-abri... Les sujets de révolte sont toujours aussi nombreux. Et c'est tant mieux.
Evidemment, Pierpoljak n'est pas Peter Pan. Comme il a grandi lui aussi, il a des préoccupations de son âge. Le fait de ne pas voir ses enfants tout le temps, l'inévitable retour sur les années passées, l'envie de ne pas retrouver la pauvreté qu'il a pu connaître... Ca pourrait être les nôtres aussi. Tout cela donne au final un album qu'on aime à écouter, bien installé au creux d'une soirée d'été, avec un souffle d'air frais qui passe par la fenêtre ouverte. En se rappelant le bon vieux temps.



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